Quel avenir pour le travail à distance dans un monde post-Covid ?

Quel avenir pour le travail à distance dans un monde post-Covid ?

Alors que les salarié(e)s en télétravail reprennent progressivement le chemin du bureau, les chef(fe)s d’entreprise s’interrogent : faut-il perpétuer le travail à distance ? Et si oui, sous quelles conditions ?

Une rentrée pas comme les autres

Depuis fin août, le gouvernement n’impose plus le télétravail aux entreprises privées. « Les salariés concernés par le télétravail ne sont plus que 14 % à avoir télétravaillé tous les jours de la semaine (soit 3 % de l’ensemble des salariés) » indique la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) dans son enquête publiée le 31 août 2021. « Lorsqu’un nombre minimum de jours de télétravail est demandé, le plus souvent il s’agit d’un minimum de deux jours télétravaillés par semaine ». Pour rappel, en 2020, 1980 accords de télétravail avaient été signés en France (toujours selon la Dares). Alors, la fin du télétravail obligatoire signe-t-elle l’arrêt de sa pratique ? La réponse est non. C’est même l’inverse qui est en train de se produire.

 

Le télétravail : un modèle plébiscité par les salarié(e)s

Les résultats de l’enquête réalisée par l’Ugict-CGT avec les statisticiens de la Dares et de la DREES (« Télétravail, un an après ») sont sans appel : sur les 15 000 cadres, managers, professions intermédiaires et employés du tertiaire interrogés, 98% déclarent vouloir continuer le télétravail ! Les raisons de cet engouement ? « La diminution du temps de trajet » pour 8 interrogés sur 10, « un meilleur équilibre entre vie pro et vie perso » et « la sensation d’être plus efficace » pour 7 personnes sur 10. Continuer oui, mais pas n’importe comment. La majorité des personnes interrogées souhaite « une formule mixte, avec 2 ou 3 jours de télétravail par semaine » et un encadrement de la pratique. Pour Benoît Serre, le vice-président de l'Association nationale des DRH, « il y a une sorte d'impatience des salariés à basculer dans ce nouveau modèle d'organisation du travail ». Dans une interview sur Europe 1, il précise que « même en l’absence d’obligation légale, les entreprises qui refusent le télétravail vont devoir se justifier pour que les salarié(e)s l’acceptent ». Et cela vaut aussi pour le recrutement, le télétravail étant devenu un critère dans la recherche d’emploi. Dans une interview parue sur France Bleu, Mehdi, responsable de projet en banque/finance, indique qu’ « une des questions posées maintenant par les candidat(e)s est si l’entreprise propose ou non le télétravail et à quelle fréquence ». Un indicateur qui « promeut la notion de confiance dans l’entreprise » selon lui.

 

Alors, comment s’organisent les entreprises ?

Si elles veulent continuer de fidéliser leurs salarié(e)s et réussir à recruter de nouvelles personnes, le télétravail doit entrer dans leur nouvelle organisation post-Covid. Selon l’étude « Insights to a Digital Workplace Model » réalisée en 2021 par Unisys, 64% des chefs d’entreprise européens déclarent que leur principal objectif est de créer une meilleure expérience employé globale ». L’étude révèle également que « 66% des organisations prévoient d’adopter un modèle opérationnel différent de celui qu’elles avaient avant la crise sanitaire » et que « 47% considèrent ces nouveaux modèles comme essentiels pour améliorer la productivité ». Pour Gervais Pellissier, Président d’Orange Business Services, « le travail à distance restera l’un de nos modes de travail habituels et le bureau Orange de demain sera avant tout un lieu de lien, de travail en collectif et de services ». Chez L’Oréal, le télétravail est ouvert à 100% des salarié(e)s, sur la base du volontariat et avec l’accord du manager. De son côté, la banque BNP Paribas a opté pour la souplesse avec un nouvel accord entré en vigueur le 1er octobre 2021, qui propose 50 jours de télétravail par semestre à utiliser « à la guise des employé(e)s ». Et vous, quel sera votre modèle ?

 

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