Retour au travail : à quoi ressemblera le « next normal » ?

Alors que les salariés reprennent progressivement leur activité, les modalités de la reprise interrogent : faut-il reprendre le travail comme avant ? Ou la crise nous a-t-elle permis de poser les jalons d’une workplace différente ? Bienvenue dans le « next normal », où la digitalisation devient incontournable.

 

Un mot d’ordre : la résilience

La crise sanitaire inédite que nous traversons nous rappelle qu’il est important pour une entreprise de savoir intégrer l’incertitude. Autrement dit, il faut se donner les moyens d’être flexibles pour s’adapter aux nouvelles circonstances qui pourraient renverser nos plans initiaux. Prenons l’exemple du confinement : il a fait entrer de façon accélérée des milliers de collaborateurs dans la pratique du télétravail. Fin 2019, ils étaient 7% en France à avoir expérimenté le télétravail, contre 30% en 2020.  Appropriation des outils digitaux, nouvelles méthodes collaboratives à distance, réorganisation du temps de travail… En pleine tempête du Covid-19, le numérique a joué un rôle crucial dans le maintien de l’activité économique. A titre d’exemple, lors de la dernière semaine d'avril 2020, l'application Microsoft Teams a enregistré 75 millions d'utilisateurs actifs quotidiens dans le monde (contre 44 millions six semaines auparavant). Aux États-Unis, une enquête réalisée en avril par la Harvard Business Review auprès de 854 employeurs américains révélait que pour 42 % d'entre eux, la majorité du personnel pouvait travailler à distance (contre seulement 14 % avant la pandémie). C’est un fait : les technologies numériques occupent une place de plus en plus importante dans le quotidien des entreprises. Si cette évolution préexistait à la pandémie, elle a connu un véritable coup d’accélérateur ces derniers mois. Désormais, elle est appelée à se pérenniser dans le temps. 

 

L’humain au cœur de la reprise

Derrière la résilience des entreprises, il y a aussi celle d’individus, qui se sont mobilisés malgré leurs craintes. Alors, comment se sentent les collaborateurs à l’heure de la reprise ? Pour le savoir, il est important que l’entreprise mette en place des espaces d’écoute et de partage pour prendre le pouls de ses collaborateurs. Nul besoin d’être tous au même endroit au même moment : cela peut prendre la forme de groupes de paroles virtuels, de sondages en ligne sur leurs retours d’expérience post-confinement… Les questions doivent permettre de recueillir le ressenti des collaborateurs, mais aussi de connaître leurs points de vue sur les nouveaux process mis en place durant la crise, afin d’évaluer ceux qui pourraient être pérennisés. Comment se sont passées les interactions à distance entre équipes ? Quelles sont les nouvelles méthodes de travail qui ont fait leurs preuves ? Que faudrait-il améliorer par la suite ?

 

Un réel besoin de flexibilité

On observe que les besoins de l’« entreprise résiliente » et ceux exprimés par de nombreux salariés ont tendance à se rejoindre. Par exemple sur la flexibilité : pendant le confinement, les outils digitaux ont permis à tous ceux qui pouvaient pratiquer le télétravail d’assurer leurs obligations familiales tout en continuant de travailler. Cela implique bien sûr une réorganisation des horaires, par exemple en permettant d’avoir une coupure entre 12h00 et 14h00, de commencer plus tôt et finir plus tôt, d’avoir des réunions virtuelles plus courtes… Jongler entre travail et garde d’enfants est un challenge pour de nombreuses familles. Par ailleurs, l’autonomie acquise avec le télétravail et le temps gagné avec la suppression des trajets domicile/travail ont été appréciés par nombre de salariés : c’est un élément à prendre en compte dans l’entreprise.

 

Rassurer sur la sécurité

La reprise du travail a lieu alors que le virus circule toujours, ce qui peut entraîner un certain nombre d’angoisses. L’Organisation mondiale de la santé a publié des orientations détaillées concernant les mesures à prendre sur le lieu de travail. C’est à l’entreprise de mettre en place les mesures sanitaires adaptées : distanciation sociale sur le lieu de travail, information sur les gestes barrières, port du masque, gel hydro-alcoolique à disposition, horaires décalés pour la pause déjeuner (afin d’éviter les files d’attente) et marquage au sol, réduction du nombre de collaborateurs sur site, reprise uniquement pour les collaborateurs dont la présence est indispensable et maintien du télétravail (même partiel) pour les autres. Les employeurs ne doivent pas hésiter à former plus en profondeur leurs collaborateurs aux bonnes pratiques du travail à distance et aux outils digitaux, afin de leur permettre de s’emparer pleinement de toutes les possibilités qu’offre le numérique.  

 

Toujours communiquer

Le confinement nous a appris à abolir les frontières physiques pour rester connectés les uns aux autres grâce au digital. En témoignent les réunions Teams, mais aussi les lunchs et cafés virtuels, ou encore les « fils Yammer » et groupes Whatsapp informels pour garder l’esprit d’équipe malgré la distance. La communication a pris de nouvelles formes et la reprise du travail peut en tirer des enseignements précieux. Une entreprise doit pouvoir garder ses collaborateurs mobilisés en cas d’imprévu ou d’éloignement, comme cela a été le cas pendant le confinement. L’unité des collaborateurs et la force de leur esprit d’équipe se mesurent aussi en dehors les murs !

 

La crise a fait émerger de nouvelles pratiques et mis en lumière de nouveaux besoins. Reste à transformer l’essai pour que l’essor accéléré du travail connecté se fasse en accord avec les besoins réels de l’entreprise et les attentes des collaborateurs. Chez NFON, nous vous aidons à faire l’état des lieux de vos besoins, pour trouver ensemble la solution la plus adaptée au développement de votre entreprise. Contactez-nous !

 

Suivez-nous sur